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Cartier s'occupait à s'enrichir, au contact des indigènes. Il est le premier à nous enseigner sur la religion et les moeurs des Amérindiens de la vallée du Saint-Laurent. Le réseau fluvial commencait à se dessiner dans son esprit. Du fabuleux Saguenay, dont la légende était peut-être une survivance de la tradition norvégienne, Cartier note toutes les merveilles qu'il voit. Le printemps venu, il retourne en France. Faute d'un équipage assez nombreux, Cartier abandonne la Petite Hermine. On a cru en 1842 en avoir retrouvé les restes, dont une partie fut déposée au Quebec Litterary and Historical Society et l'autre, envoyée à Saint-Malo. Avant de partir, Cartier veut consolider les positions françaises, déjà favorisées par l'unité ethnique, linguistique et politique de la vallée laurentienne. Cartier apprend qu'il a un rival; Agona, qui aspire lui aussi au pouvoir. Rusé, Cartier profite d'une cérémonie religieuse -l'érection d'une croix- pour capturer Donnacona, les interprètes et quelques autres indigènes. |
Le 6 mai, il quitte Sainte-Croix avec ses deux vaisseaux et une dizaine d'Iroquois, dont quatre étaient des enfants. Dans sa cargaison; une dizaine de morceaux d'or et de fourrures. Passant cette fois entre l'île d'Anticosti et la Gaspésie, il contate l'insularité des Îles de la Madeleine. Le 16 juillet 1536, il retourne à Saint-Malo après 14 mois d'absence.
Ce deuxième voyage a rappporté beaucoup plus que le premier : Cartier découvre un fleuve, une voie pour pénétrer très loin dans le continent, il a connu les habitants, un chef et de l'or. Dès son retour, il fait un rapport à François 1er d'une rivière de 800 lieues qui peut conduire à l'Asie et fait témoigner Donnacona. Le roi, enthousiaste, lui donne la Grande Hermine.